Abaissement de la vitesse sur les routes secondaires : l’arnaque du gouvernement

| Communiqués - 8 janvier 2018
  • Front National - Officiel

Communiqué de presse du Front National

Le gouvernement devrait annoncer ce mardi l’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale sur 400 000 km de routes secondaires à l’occasion d’un conseil interministériel de sécurité routière.

L’exécutif reprend là une vieille antienne des gouvernements précédents et notamment celui de François Hollande qui en janvier 2014 s’était prononcé en faveur de cette mesure sous forme d’expérimentation.

Trois ans après et alors que trois portions de route ont déjà fait l’objet d’un test de limitation à 80 km/h, aucune conclusion n’a été rendue au sujet de cette expérimentation et de son effet sur la baisse des accidents.

Le gouvernement a à l’évidence choisi la solution de facilité et un moyen de créer un impôt déguisé en se focalisant sur la seule problématique de la vitesse et en ignorant les multiples facteurs accidentogènes.

De nombreuses associations d’automobilistes l’ont maintes fois rappelé, les réflexions menées par les pays qui ont les meilleurs résultats dans le domaine de la sécurité routière mettent l’accent sur le rôle essentiel que peut et doit jouer l’amélioration de l’infrastructure pour réduire le nombre et la gravité des accidents.

Or, à la différence de ses voisins européens, la France, qui en raison de sa géographie se trouve au carrefour d’axes routiers importants, accuse un retard certain sur l’entretien et le réaménagement des routes secondaires. La baisse continue des dotations de l’Etat ayant contraint les départements à réduire leurs investissements dans ce domaine, rendant les routes départementales de plus en plus insécurisées.

Avant même de ponctionner à nouveau les automobilistes, de se constituer une nouvelle cagnotte à moindres frais et d’engraisser les fabricants de panneaux de signalisation routière, le gouvernement serait bien avisé de fonder sa politique de sécurité routière sur l’amélioration des infrastructures existantes.

Cela doit passer par un audit de l’infrastructure routière, permettant un repérage des dangers ponctuels.

Dans cette optique, tous les éléments qui composent l’environnement routier doivent être analysés et améliorés si nécessaire : la géométrie de la chaussée, les problèmes d’adhérence, la présence ou non d’obstacles latéraux, la lisibilité de la signalisation, l’éclairage, la trajectoire, les équipements qui contribuent à définir l’usage de la route et l’entretien.

C’est par cette politique réfléchie et menée en étroite concertation avec les associations d’automobilistes que les pouvoirs publics contribueront à réduire efficacement le nombre d’accidents sur les routes.

Par | 2018-01-08T12:01:08+00:00 8 janvier 2018|Communiqués|

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