Accord de pêche avec l’Île Maurice : les raisons de notre opposition

| Communiqués - 17 avril 2018
  • Sylvie Goddyn

Communiqué de presse de Sylvie Goddyn, député français au Parlement européen

Confirmant notre vote en commission Pêche de février dernier, notre délégation a voté contre le renouvellement de l’accord de pêche avec l’île Maurice.

Nous ne sommes pas opposés aux accords de pêche avec les pays tiers dès lors qu’ils servent les intérêts respectifs des pays en développement et des pays européens, mais cet accord avec l’île Maurice remet en question la souveraineté territoriale de notre pays sur l’île de Tromelin.

En effet, l’île Maurice convoite depuis longtemps cette île française et sa ZEE de 280 000 km². Pendant la dernière campagne présidentielle, le dernier gouvernement du Président François Hollande avait tenté de mettre en place un partage de souveraineté sur Tromelin au profit de l’île Maurice. Face à l’indignation provoquée par cet abandon de souveraineté, le Gouvernement avait finalement retiré de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le texte qui proposait la cogestion de cette île.

Toutefois, l’accord de pêche conclu entre l’Union européenne et l’île Maurice mentionne, dans son exposé des motifs, que le « Le pays inclut les îles de Maurice, de Rodrigues, les îles périphériques de St Brandon et Agaléga ainsi que les territoires disputés de l’île Tromelin et de l’archipel des Chagos ».

Cette disposition ne nous satisfait pas, car elle ne reconnaît pas clairement l’appartenance de Tromelin à la France et de l’archipel des Chagos au Royaume-Uni. Nous ne pouvons pas valider un accord de pêche avec un État qui ne respecte pas l’intégrité territoriale de notre pays.

Par | 2018-04-17T16:11:30+00:00 17 avril 2018|Communiqués|

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