Communiqué de presse du Forum Défendre et Protéger

| Communiqués - 16 juillet 2018
  • Forum Défendre & Protéger

Le nouveau plan d’action contre le terrorisme (PACT) annoncé par le Premier ministre vise à essayer de limiter les conséquences du terrorisme islamiste sans s’attaquer aux causes et à la racine du mal. Il n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

La mesure emblématique de ce nouveau plan concerne la création d’une cellule chargée de la surveillance des 450 « sortants » de prison d’ici à la fin de l’année 2019 (sur 1500 incarcérés au total). Celle-ci n’aura pas une vocation opérationnelle mais sera chargée de désigner le service chargé de la surveillance de chaque sortant. Quand on connait le manque de réussite de la surveillance des fichés « S » ainsi que des personnes placées sous contrôle judiciaire qui sont passés à l’acte, tout est à craindre. Le gouvernement prend donc la responsabilité de laisser dans la nature des bombes potentielles plutôt que de leur appliquer une rétention judiciaire ou administrative. Comment croire dans la volonté de ce gouvernement de protéger les Français alors qu’il a laissé rouvrir des mosquées salafistes dès la fin de l’état d’urgence ?

Si la création d’un parquet antiterroriste est avantageusement annoncée, celle nécessaire d’un pôle national consacré à la lutte antiterroriste coordonnant les principaux services de l’État en charge de cette mission est occultée. Alors que des échanges entre services sont annoncés dans le cadre des ruptures du contrôle judiciaire, rien n’est prévu pour une meilleure coordination générale renseignement/justice qui fait actuellement défaut et pour mettre fin aux failles judiciaires persistantes dans notre dispositif législatif, failles pourtant dénoncées dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015. Rien encore sur la rénovation nécessaire des structures du renseignement territorial qui souffre encore d’un cloisonnement et d’une trop grande centralisation alors que la menace terroriste endogène est reconnue. Rien enfin, sur l’isolation indispensable dans une même maison centrale des détenus condamnés pour faits de terrorisme islamiste ou radicalisés, alors que toutes les tentatives d’empêcher le salafisme de se répandre en milieu pénitentiaire ont échoué.

Dans ce plan, aucune mesure ne s’attaque aux causes et à la racine du mal afin de palier la pauvreté des mesures du plan de prévention de la radicalisation de février 2018. Pourtant les rapports alarmants sur sa progression de l’islam radical dans le pays s’accumulent. La récente déclaration du président de la République devant le congrès indiquant que « dès l’automne, nous clarifierons cette situation en donnant à l’islam un cadre et des règles garantissant qu’il s’exercera partout de manière conforme aux lois de la République » est édifiante. En effet, pourquoi attendre l’automne ? Quel aveu d’impuissance !

Le Rassemblement National réaffirme avec force la nécessité de mener une véritable guerre contre l’islam radical et le terrorisme qu’il génère et de réserver aux actes de guerre qui le concernent un traitement judiciaire particulier.

Par | 2018-07-16T12:04:36+00:00 16 juillet 2018|Communiqués|

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