Communiqué de presse du Rassemblement National

| Communiqués - 11 septembre 2018
  • Rassemblement National

La PME française Verney-Carron, faiseur de fusils à Saint-Etienne depuis 1650, ne pourra pas participer à l’appel d’offre destiné à sélectionner le remplaçant du FR-F2 le fusil de précision des armées. Et sur ce dossier, l’État ne peut pas se cacher derrière une clause de droit européen pour justifier une politique de sanction des PME incompréhensible.

Si l’UE impose désormais que les autorités publiques d’un État membre ne peuvent pas exercer de discrimination à l’encontre d’une entreprise établie dans un autre pays de l’UE, y compris pour les marchés de défense, règle que le Rassemblement National conteste totalement tant elle va à l’encontre des intérêts nationaux et de la nécessité de préserver un savoir-faire dans ce domaine stratégique, la DGA, (Direction générale de l’armement), exige en plus, comme prérequis à la participation à cet appel d’offre, un seuil de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, excluant de facto ce fleuron de notre industrie de défense.

Alors que nos voisins européens, allemands en particulier, font preuve d’ingéniosité pour favoriser leur industrie nationale dans le secteur stratégique de la défense, l’Etat Macron s’acharne une fois encore contre les intérêts français : cession du contrôle effectif de STX, mise sous influence étrangère d’Airbus, appel d’offre du remplaçant du FAMAS, règles excluant les PME françaises…

Cette décision que le ministère des Armées est incapable d’expliquer rationnellement illustre la politique systématique de préférence étrangère mise en œuvre par Macron et le gouvernement Philippe au détriment des intérêts économiques et stratégiques nationaux.

Par | 2018-09-11T09:52:02+00:00 11 septembre 2018|Communiqués|

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