Contre la maladie d’Alzheimer, la prise en charge humaine doit remplacer le « tout médicament »

| Communiqués - 28 mai 2018

Communiqué de presse de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais, membre de la Commission des affaires sociales

Dans un article publié le 25 mai dernier, le journal Libération révèle que la ministre des solidarités et de la santé devrait annoncer la fin du remboursement de quatre médicaments utilisés pour traiter les symptômes de la maladie d’Alzheimer.

En octobre 2016, la Haute Autorité de Santé avait préconisé le déremboursement du donépézil, du rivastigmine, du galantamine et du mémantine qui présentaient « un intérêt médical insuffisant pour justifier leur prise en charge par la solidarité nationale » avec une charge de 90 millions d’euros de dépense annuelle pour l’Assurance maladie. Ces médicaments sont jugés non seulement inefficaces mais dangereux par bon nombre de médecins généralistes qui ont constaté d’importants effets indésirables notamment cardio-vasculaires.

Cette décision met en lumière l’échec du « tout médicament » dans le traitement de la maladie d’Alzheimer et constitue un désaveu cinglant pour les industries pharmaceutiques qui ont « imposé » la commercialisation de leurs produits ces 20 dernières années à grand renfort de publicité. Aujourd’hui, il apparaît que les prescriptions automatiques étaient plus efficaces pour soulager les familles que pour soigner les patients.

Le Front National sera particulièrement attentif à la mise en place d’un parcours de soins et d’accompagnement adapté afin de diagnostiquer en amont la maladie et d’assurer une meilleure prise en charge (non médicamenteuse) des patients et des aidants.

Alors que la France devrait compter 1,2 million de malades à l’horizon 2020, il est urgent d’augmenter les moyens des structures d’accueil et de former du personnel pour répondre à ce défi de santé publique.

Par | 2018-05-29T10:52:13+00:00 28 mai 2018|Communiqués|

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Bruno Bilde

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