Demandons un référendum local sur la venue de 5.400 migrants sur 9 ans dans la commune de Jouy-en-Josas

| Communiqués - 18 avril 2018
  • Front National - Officiel

Communiqué de Wallerand de Saint Just, président du groupe FN à la Région Ile-de-France, et de Mathilde Androuët, déléguée départementale des Yvelines

Le 9 avril le maire de Jouy-en-Josas, Jacques Béllier, faisait voter au conseil municipal l’abandon de la préemption du terrain privé sur lequel se trouve l’ancien centre de formation Thales, précisant que « L’Etat, la société Rana Reo (le bailleur privé) et Emmaüs solidarité » avaient convenu d’un projet de centre de formation et qu’éventuellement l’école d’auxiliaires de santé et de puériculture « Jeanne Blum » pourrait s’y installer. Trois jours plus tard, soit le 12 avril, se tenait à Jouy-en-Josas une réunion d’information où se trouvaient le maire et un représentant de la préfecture durant laquelle a été présenté un projet déjà bien arrêté : l’arrivée de 300 migrants pour des formations de 6 mois organisées par Emmaüs solidarité désormais engagé sur un bail de 9 ans. 9 ans au rythme de 300 arrivées par semestre, cela représente 5.400 réfugiés dans une ville qui compte à ce jour 8.500 âmes.
Au vu du calendrier, le maire ne peut nier avoir fait voter au conseil municipal un projet dont les aboutissants étaient partiellement dissimulés aux membres du conseil. Le 16 mars, un article du Figaro faisait par ailleurs mention d’un centre de formation de réfugiés à Jouy-en-Josas. Les conseillers comme les électeurs jovaciens ont donc vu leur avis, comme la transparence élémentaire à toute démocratie, piétinés par leur représentant local.

Un projet totalement déséquilibré :

Etat, associations immigrationnistes, mairie, Région et Medef, si l’on croit aussi la presse pour ces deux derniers, ont donc, main dans la main, décidé d’implanter des centaines de réfugiés sans prendre en compte la taille de la commune, l’existence de nombreux projets sociaux, la menace sécuritaire ou, tout simplement, l’avis des riverains. Des centaines d’hommes célibataires entre 20 et 30 ans, certainement déstabilisés par le périple de leur migration, en provenance de pays en guerre, pays où les droits et le respect des femmes sont largement méprisés, vont s’installer à Jouy, à deux par chambre et seront logiquement laissés à eux-mêmes en soirée et le week-end. Par ailleurs, le coût pour la société française risque d’être considérable compte tenu du fait que le loyer annuel est d’1,5M d’euros et que la plupart de ces arrivants sont bénéficiaires du RSA. L’étonnante uniformité des profils de ces réfugiés tend à révéler que l’asile politique est devenu une filière d’immigration comme une autre et non un système d’exception. Cette réalité devrait inviter à plus de prudence les élus. Comme il serait bienvenu que tant de zèle de leur part soit aussi mis au service des étudiants yvelinois pour les loger, les nourrir et les former.

Au-delà de ces considérations politiques, reste le désaveu de la démocratie locale. C’est la raison pour laquelle, le Front National demande à ce que soit organisé un référendum local sur un projet, qui au vu de ses dimensions, modifiera assurément le visage de la ville. Comme le maire a été défaillant à cet égard, que les Jovaciens puissent s’exprimer et user de leur droit de vote et de décision.

Par | 2018-04-20T13:54:47+00:00 18 avril 2018|Communiqués|

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