Drame de la rue d’Aubagne : Jean-Claude Gaudin (LR) n’assume pas ses responsabilités !

| Communiqués - 8 novembre 2018
  • Stéphane Ravier

Communiqué de presse de Stéphane Ravier, Sénateur

Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui, le Maire (LR) de Marseille, Jean-Claude Gaudin n’a pas répondu à plusieurs questions cruciales concernant sa gestion de l’habitat indigne. Au contraire, le Maire et ses adjoints se sont félicités des opérations de réhabilitation menées et du relogement des habitants qui vivaient dans des immeubles dangereux. Bien faible consolation dans une politique que l’on sait irresponsable et quasi inexistante.
Le Maire n’a apporté aucune réponse quant aux demandes des experts se retranchant derrière la « procédure judiciaire en cours » dont nous savons déjà qu’elle sera longue et hors d’atteinte pour les citoyens qui attendent des réponses depuis quatre jours déjà. Il n’a pas non plus répondu à la question des dix ans d’abandon de cet immeuble par la mairie (muré depuis 2008 !), mais a en revanche, insisté sur la responsabilité de la copropriété privée du voisinage : maître dans l’art de contourner ses responsabilités !

Jean-Claude Gaudin s’est contenté d’en appeler à l’intervention de l’Etat pour que “la réglementation évolue”. Une demande qui est bien loin des inquiétudes immédiates de milliers de Marseillais qui vivent dans un logement insalubre ou dangereux, recensés au nombre de 40 000 dans la cité Phocéenne, selon la Fondation Abbé Pierre.

Aucune révolution municipale, pourtant nécessaire, n’a été envisagée par Jean-Claude Gaudin et son équipe. Ils préfèrent défendre leur bilan, manifestement dramatique, et se retrancher derrière d’autres administrations. Un choix indigne du Maire d’une ville qui a été touchée dans sa chair par la tragédie.

Recentrer l’action municipale dans ses fonctions régaliennes en réorientant les dépenses somptuaires vers les besoins essentiels des Marseillais, un vrai plan d’urbanisme, un travail acharné sur le parc immobilier existant et un contrôle systématique des logements sociaux publics, grâce à la création d’un service administratif dédié pourrait être un début de solution, mais évidemment loin d’être suffisant. Il aura malheureusement fallu attendre le drame de la rue d’Aubagne pour faire entendre nos voix…

Par | 2018-11-08T19:03:10+00:00 8 novembre 2018|Communiqués|

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