Fêter la victoire le 11 novembre 2018

| Communiqués - 22 octobre 2018
  • Louis Aliot

Communiqué de Louis Aliot, Député des Pyrénées-Orientales

L’Elysée a récemment fait savoir que le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale du 11 novembre se déroulerait sans « expression trop militaire », ni « hommage aux maréchaux ». Cette décision aurait été prise en accord avec l’Allemagne et Angela Merkel en personne, qui devrait assister aux cérémonies. L’idée est donc de ne pas célébrer la victoire française. À cela deux raisons : éviter de rendre hommage aux huit maréchaux, parmi lesquels Philippe Pétain le héros de Verdun, et juger que la Grande Guerre fut d’abord et avant tout une boucherie. Le 11 novembre prochain, le poilu ne sera donc plus un militaire, mais un « civil » qui avait été armé par l’Etat pour participer à une guerre qui ne le concernait pas vraiment, selon une certaine sensibilité contemporaine alimentée par des œuvres de fiction.

Il s’agit d’un pas de plus dans la repentance, dans le masochisme historique. Personne ne niera que la Grande Guerre fut une ignoble boucherie, et que, par certains aspects, tous les protagonistes en sortirent perdants. Mais les symboles ont du poids, on un sens, et les mythes sont constitutifs de l’histoire. Le 11 novembre représente depuis plus d’un siècle une victoire française, ce qui est, par ailleurs, parfaitement exact sur le plan militaire. Nos troupes ont combattu avec une vaillance extraordinaire, face à un ennemi parti gagnant, et ont triomphé alors que rien ne pouvait le laisser supposer au commencement de la guerre. En leur honneur et en hommage à la bravoure légendaire du soldat français, nous devons commémorer la victoire, comme tous les autres pays du monde le font.

Par | 2018-10-22T14:51:15+00:00 22 octobre 2018|Communiqués|

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