General Electric trahit ses engagements : l’Etat français reçoit le prix de sa naïveté et la monnaie des choix d’Emmanuel Macron

| Communiqués - 15 juin 2018
  • Julien Odoul

Communiqué de presse de Julien Odoul, Président du groupe Rassemblement National au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, Membre du Bureau National

L’histoire était écrite d’avance. Dans un communiqué lapidaire, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a indiqué que le groupe américain General Electric serait dans l’incapacité d’honorer sa promesse de créer 1 000 emplois nets d’ici la fin de l’année 2018 comme il s’y était engagé lors du rachat de la branche énergie du groupe français Alstom en 2015. En effet, trois ans après, seuls 323 emplois nets ont été créés.

Après trois ans d’illusions, d’hypocrisies et de faux-semblants, les espoirs de partenariat gagnant-gagnant s’évanouissent et laissent la place à une vérité impitoyable qui est celle de la mondialisation sauvage prônée par Emmanuel Macron. Ce dernier était à la manœuvre depuis 2014 pour dépecer notre fleuron industriel Alstom d’abord en tant que secrétaire général adjoint à l’Elysée puis en tant que ministre de l’Economie de François Hollande. L’Etat français paye une politique industrielle naïve et laxiste qui fait fi des réalités de la guerre économique que se livrent les grandes nations. Cette annonce démontre une nouvelle fois que les garanties des groupes étrangers ne garantissent jamais rien pour la simple et bonne raison que ces conglomérats sont les bras armés de puissances qui défendent farouchement leurs intérêts nationaux.

Comme toujours, les travailleurs français sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité par des directions étrangères qui n’ont que faire de préserver l’emploi à Belfort.

Le Rassemblement National condamne l’attitude désinvolte du gouvernement qui se contente d’exprimer de timides regrets témoignant de son impuissance. Il lui demande d’exiger le paiement des amendes prévues dans l’accord de 2015 soit 50 000 euros par emploi net qui ne serait pas créé d’ici la fin de l’année 2018.

Le Rassemblement National rappelle que la mise en place d’un véritable patriotisme économique et industriel demeure la seule solution pour lutter à armes égales dans la compétition mondiale et ainsi protéger notre savoir-faire, nos emplois et notre souveraineté.

Par | 2018-06-15T10:02:08+00:00 15 juin 2018|Communiqués|

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