Gouvernance économique de l’UE : un accord Merkel-Macron en trompe l’oeil

| Communiqués - 21 juin 2018

Communiqué de la délégation RN au Parlement européen

Le compromis de Meseberg, annoncé en fanfare hier entre la chancelière Angela Merkel et le président Macron sur la réforme de l’UE, est en réalité un camouflet pour ce dernier, lui qui avait fait de la gouvernance de la zone euro et des sujets économiques la priorité de son projet européen.

Oublié le ministre des finances de la zone euro, réduit à quelques milliards le budget de la zone, reportée la garantie des dépôts bancaires, toujours aussi incertaine l’assiette commune de l’impôt sur les sociétés, etc. Rien du grandiose projet fédéraliste du discours de la Sorbonne n’a été en réalité accepté par Berlin.

Pire pour le Président français, il est probable que l’accord a minima concédé par madame Merkel fasse exploser la coalition gouvernementale en Allemagne. Il serait alors mort-né. En tout état de cause, il faudra attendre de voir si les 17 autres pays de la zone sont disposés à accepter les termes de l’accord, présenté hier comme faisant loi, alors que l’organe de décision reste le Conseil, où chaque Etat concerné disposera d’un veto.

Les députés français du groupe ENL alertent néanmoins à nouveau sur cette démarche, qui constitue un dangereux premier pas. Un budget de la zone euro s’accompagnera, à terme, de nouveaux prélèvements. Il s’agira d’enrôler de force tous les pays européens dans le carcan de la monnaie unique, et l’embryon de Fonds monétaire européen n’est autre qu’une tutelle en devenir de la Commission sur les économies des Etats membres.

Les majorités actuelles en Italie, en Autriche, dans les pays du Višegrad et même en Allemagne montrent que l’Europe fédérale que tente d’imposer Angela Merkel et Emmanuel Macron est aujourd’hui rejetée par les peuples souverains.

Par | 2018-06-21T10:21:42+00:00 21 juin 2018|Communiqués|

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