Il faut sauver la francophonie

| Communiqués - 10 janvier 2018
  • Front National - Officiel

Communiqué de presse du Front National

Conseillère du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Marie-Béatrice Levaux tire le signal d’alarme : « la France est le pays francophone qui a le plus laissé de côté la francophonie ».

La langue française est en perdition, sa défense et sa promotion dans le monde progressivement abandonnées.

Le constat n’est pas nouveau, mais il doit nous alerter, les rapports qui se sont succédé constatent cette régression continue, l’affaiblissement de ce qui est pourtant le joyau de notre culture nationale et un formidable vecteur de rayonnement et de puissance.

Le monde compte quelque 274 millions de francophones, dont plus de 210 millions utilisent le français au quotidien.

Le monde francophone regarde aujourd’hui la France avec un certain dépit et une crainte justifiée depuis qu’il a entendu un président qui déclarait, alors qu’il était candidat : « il n’y a pas de culture française » et qui prononçait un discours en anglais à Berlin.

Comment ne pas partager son appréhension, quand les pouvoirs publics, soumis aux injonctions de l’Union européenne, renoncent à imposer l’usage du français sur les chantiers, en France, pour ne pas contrevenir à la directive des travailleurs détachés ?

Comment ne pas s’inquiéter quand on constate le recul dramatique de l’usage du français dans les institutions européennes où à peine 3.6% des documents de la Commission européenne sont rédigés en français quand on en comptait encore 37% en 1998…

La Francophonie est un patrimoine culturel en danger qu’il est vital de sauvegarder.

Dans ce combat linguistique d’une importance considérable pour la place de la France dans le monde, il faut redonner à l’Organisation internationale de la Francophonie les moyens financiers de ses missions en augmentant son budget scandaleusement insignifiant (79 millions d’euros pour une dotation française d’à peine 30 millions d’euros)

Il faut renforcer le réseau des écoles et des lycées français dans le monde.

Mais, défendre la francophonie c’est d’abord défendre la langue française sur le territoire national, en lui redonnant une place majeure à l’école primaire où la moitié du temps d’enseignement doit lui être consacré et en adoptant une loi Toubon renforcée protégeant le français dans l’enseignement supérieur face à l’assaut généralisé de l’anglais.

Par | 2018-01-10T12:10:43+00:00 10 janvier 2018|Communiqués|

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