La Bourgogne Franche-Comté prend le train de l’exclusion territoriale

| Communiqués - 28 mai 2018

Communiqué de presse de Julien Odoul, Président du groupe Front National au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, Membre du Bureau National

Ce vendredi 25 mai, l’assemblée plénière du Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté était consacrée aux questions de mobilité avec comme dossier phare le vote de la convention TER 2018-2025.

Dès le début de la séance, François Sauvadet et les élus de la droite macronisée ont indiqué ne pas vouloir participer au débat, eux qui croyaient naïvement pouvoir co-construire cette convention avec la majorité. Ce sont donc les élus du Front National qui ont défendu seuls dans l’hémicycle le service public du transport express régional.

Malgré un petit tour de passe-passe concernant le retrait de l’article 19 anticipant l’ouverture à la concurrence, la majorité de Marie-Guite Dufay a suivi docilement la doxa du gouvernement et de leurs patrons bruxellois. Face à la rupture d’égalité et au déséquilibre territorial, les élus nationaux se sont opposés à la casse du service public qui prépare la privatisation de l’offre de mobilité et l’abandon des voyageurs ruraux.

Dans l’immédiat, cette convention va fragiliser les territoires ruraux avec la fermeture de guichets de gare et le remplacement des liaisons ferroviaires par des autocars. Elle va faire exploser l’insécurité et la fraude dans les trains avec la disparition des contrôleurs substitués par des brigades aléatoires.

Après la désertification médicale, la fracture numérique et les fermetures de classes, les habitants de la ruralité sont une nouvelle fois sacrifiés sur l’autel de la rentabilité la plus injuste. Lycéens et étudiants, salariés et retraités des campagnes ne seront plus égaux devant l’accès au transport.

Seule opposition à l’exécutif socialo-macroniste, les élus nationaux ont défendu l’aménagement équilibré de tous les territoires et pour tous les habitants en déposant plusieurs amendements afin d’infléchir le funeste texte.

Pour le Front National, il n’y a pas de réseau secondaire et le maintien des lignes de proximité est une nécessité vitale qui ne doit pas être guidée par la seule logique budgétaire et comptable.

Par | 2018-05-29T10:38:06+00:00 28 mai 2018|Communiqués|

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Julien Odoul
Julien Odoul