La Dépendance mérite mieux qu’une improvisation : un cinquième risque de Sécurité Sociale

| Communiqués - 17 avril 2018
  • Christian Lechevallier

Communiqué de presse de Christian Lechevalier, Conseiller régional de Bretagne, Coordinateur National du Forum Social

À la suite d’une proposition inconsistante, formulée à l’emporte-pièces par Agnès Buzyn, le Président Macron a cru bon d’avaliser l’idée d’une deuxième « journée de solidarité » pour financer la Dépendance.

Étrange proposition d’une infime recette de 2,37 milliards, confrontée à un besoin estimé entre 30 et 40 milliards !
Quelle improvisation…

D’ailleurs, ressusciter l’antique « corvée » relève d’un principe :

– MENSONGER: le « don » forcé d’une journée de travail est un impôt !
– INÉGAL: beaucoup de personnes concernées y échappent, notamment par des arrangements d’entreprise ou de convention collective ;
– INSUFFISANT: le revenu (contesté) d’une telle journée ne couvre pas les besoins des personnes âgées dépendantes, de l’aveu même du Président de la République, mais un vingtième !
– INJUSTE: seuls les salariés « travaillent pour rien ». Mais pas les banquiers-associés, dans les banques d’affaires, par exemple.

Tout à l’inverse, plutôt que de confier des prestations Dépendance, aléatoires, aux bons soins d’une « corvée » moyenâgeuse ou de sociétés privées d’assurances, il faut mettre en place un « cinquième risque » couvert par la Sécurité Sociale.
Nos aînés de 1945 ont su le faire, d’un coup, pour la Maladie, les Allocations Familiales et les Retraites : nous prouverons au Président Macron qu’il est possible de s’inscrire dans leurs pas, pour l’intérêt du peuple.

Par | 2018-04-18T08:30:15+00:00 17 avril 2018|Communiqués|

À propos de l'auteur :