La francophonie anglicisée : le piètre héritage linguistique de Macron aux jeunes générations

| Communiqués - 21 mars 2018
  • Front National - Officiel

Communiqué du Front National de la Jeunesse

Le discours d’Emmanuel Macron prononcé aujourd’hui à l’occasion de la journée internationale de la francophonie n’aura été qu’un masque destiné à faire oublier la réalité : si le nombre de locuteurs francophones dans le monde progresse, notre langue est cependant mise à mal dans de nombreux domaines.

Quel héritage linguistique Macron léguera-t-il aux jeunes générations, en leur faisant croire que parler anglais à l’international « renforce la francophonie » ? Il a même été contredit par le Premier ministre québécois, qui défend, lui, notre bien commun linguistique. Macron justifie ses discours en anglais à Berlin ou lors du forum de Davos par une conception prétendument “ouverte” de la francophonie, et valide de facto l’hégémonie de l’anglais dans les relations internationales. Il porte ainsi un coup de massue à ce grand pôle francophone dans le monde, qui devrait être impulsé par la France, le Québec et l’Afrique francophone.

Faut-il s’étonner du recul dramatique de l’usage du français dans la rédaction des documents de la Commission européenne ? En 20 ans, la proportion de documents rédigés en français y a été divisée par dix, et le Brexit n’y changera rien. Plus grave : dans nos quartiers, la langue française recule. Que ce soit vis-à-vis de la lecture et de l’écriture, où le niveau en français des jeunes générations a régressé de façon inquiétante : depuis 2001, la France a par exemple perdu 14 points au classement PIRLS, désormais 34e sur 50 pays étudiés. Vis-à-vis du quotidien : doit-on s’étonner de ne plus entendre les jeunes parler français dans les quartiers communautarisés, alors que le gouvernement refuse le principe de l’assimilation ?

Pour pouvoir transmettre à nouveau notre langue aux jeunes générations, notre pays doit d’abord rompre avec ces transferts de souveraineté, qui diluent notre parole francophone dans un magma anglophone. Il faudra également redresser notre école, qui souffre des récentes réformes et d’un manque d’ambition dans la transmission de notre langue. Enfin, il faut se donner les moyens de faire vivre la francophonie : nous avions proposé, pendant la campagne présidentielle, un Erasmus francophone. Voilà un outil qui pourrait donner un second souffle à la langue française !

Par | 2018-03-21T09:28:52+00:00 21 mars 2018|Communiqués|

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