Non à l’austérité pour les pompiers volontaires du Pas-de-Calais : la sécurité des habitants du bassin minier n’a pas de prix !

| Communiqués - 29 avril 2018

Communiqué de presse de Bruno BILDE, député du Pas-de-Calais

Vendredi 27 avril, le conseil d’administration du Service départemental d’incendie et de secours du Pas-de-Calais (SDIS 62) a voté la baisse du taux de rémunération des gardes de nuit des pompiers volontaires. En effet, le taux horaire de nuit va passer de 60% à 40% soit une rémunération qui tomberait à 2,50 euros de l’heure. Émus par cette décision dégradante, de nombreux pompiers volontaires prévoient de se retirer des tableaux de gardes nocturnes entre le ler et le 15 mai prochains.

Rien ne sera donc épargné à nos pompiers. Soumis à des agressions violentes de plus en plus récurrentes (+17% en 2016), ils sont aussi les victimes d’une politique de rentabilité aveugle, irresponsable et profondément injuste qui, prétextant la recherche d’économies, fragilise leur mission première : sauver des vies. La direction du SDIS 62, qui se permet de donner des leçons de responsabilité aux éventuels « grévistes », devrait revoir sa copie et abandonner cette cure d’austérité insensée qui joue à la roulette russe avec la sécurité de la population. Une baisse du nombre de volontaires ferait inévitablement chuter le nombre d’interventions et donc les possibilités de secours.

Bruno Bilde rappelle que les pompiers volontaires constituent le gros des effectifs disponibles lors des interventions de nuit. Malgré le cumul difficile de leur activité professionnelle avec leur engagement, ils donnent de leur temps pour cette mission de service public vitale. Ils méritent la considération et le respect des autorités et la reconnaissance de nos compatriotes.

Le bouillon social d’Emmanuel Macron et ses relais dans les départements sont en train de noyer toutes les protections des Français les plus modestes. Nos services publics sont dans la ligne de mire de ce gouvernement de technocrates qui traite la santé et la sécurité comme de vulgaires marchandises dont il faudrait amortir les coûts. Pour les agents hospitaliers, les personnels des Ehpad, les cheminots, les pompiers, il sera toujours demandé de faire des efforts et des adaptations. A quand le même traitement pour les banlieues ?

Par | 2018-04-29T09:09:10+00:00 29 avril 2018|Communiqués|

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