Ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques : maintenons la production de notre électricité sous pavillon français !

| Communiqués - 14 mars 2018
  • Front National - Officiel

Communiqué de presse du Front National

Macron ou l’art de vendre la France sur ordre de Bruxelles
Après 10 années de pressions bruxelloises et une loi de transition énergétique votée en catimini à l’été 2015 alors que M.Macron était ministre de l’Economie et des Finances, les barrages hydroélectriques doivent s’ouvrir à la concurrence cette année. Malgré une gronde de la direction comme des syndicats d’EDF qui manifestaient hier à Strasbourg, le gouvernement Macron n’enraye pas cette logique de dépeçage au nom du sacro-saint principe de « concurrence libre et non faussée ».

Le 14 février, à l’Assemblée, alors que M. Nicolas Hulot promettait que la France ne céderait pas aux pressions de la commission, il s’avérait que le gouvernement avait déjà accepté les conditions de Bruxelles par un courrier en date du 31 janvier.

150 barrages risquent donc d’échapper à EDF d’ici 2022 et l’entreprise sera empêchée par un nouveau mécanisme d’acquérir plus de 60% d’un lot hydroélectrique à l’avenir.

Par ailleurs, les travaux de mise en œuvre payés par l’Etat (donc par les Français) étant amortis, les nouveaux entrants n’auront plus que la gestion d’exploitation à assurer et seront largement bénéficiaires de l’opération. Ceci explique que tous les grands acteurs de l’énergie mondiale sont aux aguets pour profiter de ces barrages parmi les plus grands et les plus rentables d’Europe.

Hormis flatter Bruxelles, la manœuvre est incompréhensible autant au regard des considérations d’indépendance énergétique que de la rentabilité économique.

Un secteur stratégique, écologique et rentable qui doit rester propriété d’Etat
Preuve d’une soumission et d’un zèle mal placé, la France est le seul pays européen à subir cette privatisation : les autres pays européens ont bien veillé à ne pas ouvrir leurs barrages hydroélectriques à la concurrence.

En effet, le secteur relève des secteurs de souveraineté et d’indépendance énergétique. En France, les barrages représentent 12 % de la production électrique et 70 % de notre électricité renouvelable.

Le Front National est vent debout contre une privatisation de barrages au fonctionnement pourtant optimal, rentable et sécurisé. La souveraineté de la France passe par une politique de préservation de l’indépendance énergétique via son entreprise publique EDF. Avec la privatisation des barrages, la France brade un joyau sans assurer les conditions de la sécurité de la production électrique.

La production nationale d’électricité représente un enjeu stratégique majeur et doit être gérée comme tel par la puissance publique dont la rentabilité importe moins que le maintien de notre sécurité et de notre indépendance. Les autres pays européens l’ont compris, plus inspirés et plus courageux face aux injonctions destructrices d’une poignée de commissaires européens ne représentant qu’eux-mêmes et quelques lobbies financiers.

Par | 2018-03-14T17:56:19+00:00 14 mars 2018|Communiqués|

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