Prière de rue à Nice : Philippe Vardon saisit le Procureur de la République

| Communiqués - 18 juin 2018

Communiqué de Philippe Vardon, Membre du Bureau national du Rassemblement National, Vice-président du groupe RN au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Responsable du Bassin niçois

Après la légitime émotion suscitée par la prière de rue ayant rassemblé un millier de musulmans vendredi matin pour la fin du Ramadan, j’ai décidé de saisir le Procureur de la République en m’appuyant sur l’article 40 du Code de procédure pénale. J’entends ainsi que toutes les responsabilités soient établies tant sur le rassemblement non déclaré que sur le trouble à l’ordre public constitué par la diffusion de la prière, à travers de puissants haut-parleurs, dans tout le quartier de l’Ariane et jusque dans les communes limitrophes de La Trinité et Saint-André-de-la-Roche.

Des interrogations subsistent quant à l’organisation de ce rassemblement. En effet, la prière de rue a eu lieu sur le parking (clos) du théâtre municipal Lino Ventura. Au même moment, les femmes, elles, priaient à l’intérieur de cette salle. L’UMAM (représentation de l’UOIF islamiste dans le département) avait appelé à se rassembler au théâtre Lino Ventura, et peu après la prière on pouvait lire, sur sa page Facebook : “le théâtre Lino Ventura qui a été gracieusement mis à disposition par la mairie de Nice”. Le message a ensuite été modifié, mais il semble manifeste que c’est bien la municipalité qui a mis à disposition ces locaux.

Marie-Christine Arnautu, conseiller municipal et métropolitain RN, a demandé à ce que la convention établie entre l’UMAM/UOIF et la Ville de Nice lui soit communiquée, afin de savoir dans quelles conditions le théâtre a été octroyé.

Par ailleurs, plusieurs photos montrent la présence, toujours au théâtre Lino Ventura ce même matin, de Jean-Paul David, directeur de cabinet adjoint de Christian Estrosi en charge du vivre-ensemble et des cultes, attablé avec l’imam Aissaoui, leader de l’UOIF à Nice et dans les Alpes-Maritimes.

Ces éléments connus, (les hommes qui prient sur le parking du théâtre que la mairie a apparemment mis à disposition, les femmes dans la salle, son directeur de cabinet adjoint présent), on peine à comprendre le tweet de Christian Estrosi évoquant “les lois de la République” et condamnant “avec la plus grande fermeté” la prière de rue ayant eu lieu.

A travers ce signalement au Procureur de la République, je souhaite que ce soit désormais la justice qui puisse établir toutes les responsabilités et lever les ambiguïtés. Ceux qui ont organisé cette provocation islamiste, ou l’ont rendue possible, doivent rendre des comptes.

Par | 2018-06-18T17:14:27+00:00 18 juin 2018|Communiqués|

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