Prise en charge de l’autisme : il y a urgence à agir

| Communiqués - 3 avril 2018
  • Marine Le Pen - Officiel

Communiqué de presse de Marine Le Pen

Quelque 650 000 Français touchés, 120 000 enfants pour seulement 300 places dans des instituts médico-éducatifs.

C’est là le tableau sombre, dramatique, et disons-le scandaleux de la prise en charge des troubles du spectre autistique en France, condamnant ces blessés de la vie à l’abandon et leurs familles, à un désarroi et des situations de plus en plus difficiles à gérer.

Que le gouvernement soit contraint de présenter en fin de semaine un 4e plan dédié à l’autisme, en dit long sur l’échec et les lacunes des précédents qui n’ont pas su répondre aux légitimes attentes dans de nombreux domaines touchant directement à la vie des personnes concernées.

Les personnes souffrant d’autisme et leurs proches ne peuvent plus se payer de mots. Il faut désormais sortir des discours d’intention pour entrer enfin dans le concret et appliquer dans toute sa dimension le principe de solidarité nationale.

Pour rattraper le retard phénoménal que la France accuse dans la prise en charge de l’autisme, il convient d’agir avec méthode, volonté et cohérence.

Il faut oeuvrer pour une meilleure détection et un diagnostic plus précoce des troubles du spectre autistique en portant l’effort sur la formation des professionnels et sur l’information adéquate donnée aux familles.

Comme je l’avais préconisé lors de la campagne de l’élection présidentielle, Il est vital d’appuyer cette grande politique sur des moyens financiers importants et d’entériner une hausse de 30% des budgets publics de la recherche qui permettra aux scientifiques de mener leurs travaux dans de meilleures conditions et plus de moyens.

En parallèle, il faut créer des équipes pluridisciplinaires dans toutes les structures qui prennent en charge les personnes concernées et assurer le remboursement par l’Assurance maladie de toutes les consultations nécessaires en secteur libéral.

Enfin, la création de places et d’établissements doit être une priorité absolue afin que plus aucun enfant, en France, ne soit en raison de ce handicap, mis à l’écart de la société.

Par | 2018-04-03T16:02:48+00:00 3 avril 2018|Communiqués|

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