Quand Jean-Marc Ayrault n’est plus à une contradiction près

| Communiqués - 26 août 2013
  • Wallerand de Saint Just

Communiqué de Presse de Wallerand de Saint-Just, Membre du Bureau Exécutif du FN

Sous les applaudissements répétés de ses pairs à La Rochelle, Jean-Marc Ayrault s’est laissé aller à une fermeté qu’on ne lui connaissait guère : « L’indépendance de la justice doit être totale, a-t-il martelé, et le Parti socialiste sous la direction de Harlem Désir veille aussi à ce que les règles soient respectées par tous et partout ». Cette déclaration d’intention ne provoquera chez la majorité des Français qu’un haussement d’épaules désabusé : belle promesse, peu d’effets.

Mais pour l’amateur averti de contradictions politiques, le discours du Premier ministre fut un régal. Le même Harlem Désir, que Jean-Marc Ayrault dépeignait en parangon de l’impartialité judiciaire (il connait d’ailleurs bien les tribunaux…), n’avait en effet pas trouvé mieux que d’inviter à la tribune une certaine Françoise Martres, présidente du Syndicat de la Magistrature dont le propos était on ne peut plus partial : dénoncer « la gestion de la justice sous la droite ». Le mélange des genres est complet.

Mme Martres n’en est pas à son coup d’essai. Souvenons-nous de l’affaire dite du « Mur des cons ». Elle n’avait pas hésité à défendre bec et ongle la position intenable du syndicat, quitte à piétiner toute pudeur élémentaire. Aux deux pères de victimes épinglés sur le mur, au milieu d’une ribambelle de responsables politiques (parfois marqués, comble de l’infamie !, d’une étiquette Front national) elle répondait : « Ce mur s’attaquait aux idées, pas aux personnes. Ces deux hommes ont défendu des positions que nous combattons : l’un était favorable à la suppression du juge d’instruction, l’autre était membre de l’Institut pour la justice, une association qui milite pour davantage de répression » (Le Parisien, 27/04/2013).

Soyez en désaccord avec le Syndicat de la Magistrature et vous finirez cloué publiquement au pilori !

Ainsi, l’indépendance de la justice version Jean-Marc Ayrault ressemble davantage à un passe-droit pour le militantisme et pour l’insulte qu’à une impartialité exemplaire. Alors même que les effets du laxisme judiciaire se font sentir durement au quotidien, le Syndicat de la Magistrature ne trouve rien de mieux à faire que de proposer toujours plus d’aménagements de peines et de fustiger les défenseurs de l’ordre public avec le blanc-seing de la majorité socialiste. En 2004, il publiait Vos papiers ! Que faire face à la police ?, avec en couverture un policier grimé en cochon enragé. Aujourd’hui, il lutte contre la case prison considérée comme « criminogène » pour le plus grand bonheur des délinquants en liberté. Demain, il militera pour la suppression pure et simple des délits de courtes peines. Et qui sait, peut-être qu’après-demain, il dira aux victimes d’agressions qu’elles l’ont bien cherché.

Par | 2013-08-26T13:14:47+00:00 26 août 2013|Communiqués|

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