Réformes de l’audiovisuel public : les pistes du Rassemblement National

| Communiqués - 5 juin 2018

Communiqué de Sébastien Chenu, Député du Nord, Conseiller régional des Hauts-de-France

Alors que le gouvernement présentait aujourd’hui sa réforme de l’audiovisuel public ayant l’ambition démesurée de créer « un média global à vocation universelle » tout en fustigeant les Français, insultés d’ « ingrats » (sic !) car ils s’abonnent à de nouveaux médias, les pistes envisagées sont insuffisantes. Encore une fois, la montagne de réformes promises accouchera d’une souris. Pourtant, d’autres pistes existent.

Premièrement, il nous apparaît urgent de réaliser un audit qualitatif et quantitatif complet et global par la Cour des comptes des six sociétés qui constituent l’audiovisuel public que sont l’INA, France Médias Monde, Radio France, ARTE, TV5 Monde, France Télévisions. Ces rapports se pencheront particulièrement sur les audiences, les contenus et les perspectives de développement y compris numériques et sur la question d’un éventuel doublon entre France24 et TV5 Monde. Des pistes de propositions et d’assainissement de gestion pourront ainsi être rapidement formulées.
Par ailleurs, la composition du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel), qui n’est même pas mentionnée par Mme Nissen doit être revue pour garantir son indépendance et la neutralité politique du service public en y intégrant le peuple. Nous proposons un collège tripartite : l’Etat, les citoyens français et les professionnels de l’audiovisuel.

S’agissant du financement, il devient urgent de supprimer la redevance télévisuelle et de permettre à France télévisions d’accéder à la propriété et à la vente de l’ensemble des œuvres qu’elle crée, ce qui permettra une meilleure capacité d’autofinancement.

Enfin, pour enrichir l’offre de l’audiovisuel public, nous proposons la création d’une chaine « France Sports » qui permettra à n’en pas douter un accroissement des recettes publicitaires et surtout la valorisation de sports plébiscités par le public mais ne trouvant pas de diffuseurs tels que le football féminin par exemple. Dans la perspective des Jeux Olympiques de 2024, ce nouvel outil audiovisuel public s’intégrera parfaitement dans notre politique sportive nationale et permettra de valoriser des athlètes injustement méconnus du grand public tout en suscitant de futures vocations. Alors que les collectivités et l’Etat investissent massivement dans l’organisation des différentes compétitions, les recettes publicitaires liées leur échappent encore trop souvent faute d’existence d’une telle chaine, elles sont pourtant considérables.

Par | 2018-06-05T11:05:53+00:00 5 juin 2018|Communiqués|

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Sébastien Chenu
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