Syrie : Macron persiste et signe dans ses erreurs funestes

| Communiqués - 27 août 2018

Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Rassemblement National

Devant les ambassadeurs réunis à Paris, le président de la République s’est livré une fois de plus à une lecture simpliste et manichéenne de la situation en Syrie.

Revenant sur la volonté des autorités de Damas de reprendre le contrôle de la région d’Idleb, Emmanuel Macron a mis en cause le régime qui « menace de créer une nouvelle crise humanitaire » et refuse de « négocier la moindre transition politique ».

Si nul ne peut ignorer les conséquences dramatiques sur le plan humanitaire d’une guerre civile, Emmanuel Macron ne peut d’un revers de la main, feindre de ne pas voir ce qui se passe sous ses yeux.

Idleb est le dernier bastion majoritairement détenu par la nébuleuse djihadiste et notamment les groupes proches d’Al -Qaïda. Cette multinationale de la violence islamiste, concurrente de l’Etat islamique, constitue une menace mortelle pour l’avenir de la région tout autant que des pays occidentaux.

Si chacun s’accorde sur la nécessité de trouver une solution politique à la crise syrienne et au droit légitime des Syriens de se choisir leurs dirigeants, nul ne doit prendre le risque de s’immiscer de manière aussi inconsidérée dans un conflit aux ramifications multiples et complexes qui permettrait de redonner de l’allant à une organisation terroriste –Al Qaïda- aussi dangereuse que l’Etat islamique et dont la stratégie de démultiplication s’est amplifiée notamment à travers ses filiales AQPA au Yémen, AQMI au Sahel ou encore AQSI dans le sous-continent indien.

La défaite militaire annoncée de la seconde ne doit pas préfigurer le renforcement de la première et de ses organisations affiliées, alors que les Occidentaux, au premier rang desquels nos compatriotes, sont les cibles prioritaires des attaques des terroristes islamistes.

Il est tout aussi inquiétant de voir Emmanuel Macron s’aligner sur les positions des islamistes en affirmant que le maintien au pouvoir de Bachar al-Assad et de son régime laïque « serait néanmoins une erreur funeste ».

Si la France se doit en tant que puissance de premier plan de prendre toute sa part dans la résolution diplomatique du conflit, elle se doit également de faire preuve d’aucune faiblesse face au totalitarisme islamiste et à ses multiples organisations criminelles.

Par | 2018-08-27T19:28:47+00:00 27 août 2018|Communiqués|

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Marine Le Pen
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