Question écrite de Bruno Bilde au Premier ministre sur le coût du plan de communication du gouvernement faisant la promotion des 80 km/h

| Interventions - 21 juin 2018
  • Bruno Bilde

M. Bruno Bilde interroge M. le Premier ministre sur le coût de l’opération de communication du gouvernement destinée à faire la promotion de la limitation de vitesse à 80km/h sur les routes secondaires.

Alors que le passage de la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h entre en vigueur le 1er juillet 2018 sur près de 400 000 kilomètres de routes nationales et départementales, le gouvernement vient de lancer une vaste campagne de communication visant à convaincre les 40 millions d’automobilistes français du bien-fondé de cette mesure absurde, inefficace, coûteuse et discriminante.

M. Bruno Bilde rappelle que l’abaissement de la vitesse par décret, sans débat et sans vote du Parlement, sans concertation avec les élus locaux et sans attendre la fin de la période d’expérimentation, ne répond en rien à l’enjeu de sécurité qui devrait guider l’action publique.

Cette mesure qui va empoisonner en priorité le quotidien des habitants de la ruralité et aggraver l’enclavement des départements ruraux et périphériques constitue simplement un levier supplémentaire pour taxer les Français.

Malgré la colère et les contestations qui montent partout dans le pays, malgré la fronde de 31 présidents de Conseils départementaux, malgré les recours des associations de défense des automobilistes, malgré les 120 000 signatures recueillies par le Rassemblement National pour demander l’abandon de cette limitation, le Premier ministre a annoncé qu’il ne changerait pas d’avis et s’entête à gouverner contre le peuple.

Cette obstination n’est pas gratuite et encore une fois ce sont les Français qui vont payer. Si cette nouvelle interdiction va générer entre 5 et 10 millions d’euros de dépenses publiques supplémentaires relatives au changement de la signalétique routière, le gouvernement va aussi financer la réalisation et la diffusion d’un clip pour la télévision et les salles de cinéma. Il complète cette propagande par l’impression d’un million de prospectus.

M. Bruno Bilde demande à M. le Premier ministre quelle est l’estimation précise du coût de ce plan de communication que les Français paieront avec leurs impôts avant le grand matraquage routier de la période estivale.

Il rappelle que les sommes déversées pour légitimer l’abaissement de la vitesse auraient pu être utilisées pour l’entretien, la rénovation et la mise en sécurité des routes départementales.

Par | 2018-06-21T14:42:48+00:00 21 juin 2018|Interventions|

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