Le sport international face à l’influence islamiste

| Tribunes libres - 8 juin 2018
  • Aleksandar Nikolic

Tribune d’Aleksandar Nikolic, Délégué Départemental du Rassemblement National d’Eure-et-Loir et Coordinateur zone sud au service des Fédérations du Rassemblement National

Matchs de la Coupe du monde : « terrorisme footballistique » et « pause ramadan »…

Les menaces physiques sur les joueurs argentins et leurs familles auront donc provoqué l’annulation du match de préparation Israël-Argentine, prévu le 9 juin. À 3 jours du match, les Argentins avaient pourtant refusé de céder malgré un appel des autorités palestiniennes et de leaders religieux pour que les Palestiniens et les musulmans du monde entier brûlent le maillot de Lionel Messi en cas de maintien de ce match qui aurait dû être amical sur le terrain et en dehors.

La plainte de la fédération israélienne pour « terrorisme footballistique » ne changera rien et ce succès de la terreur physique, financière et communautaire pourrait malheureusement en inspirer d’autres.

À quelques jours du début de la Coupe du monde, la Tunisie a pu, de son côté, préparer sa Coupe du monde par des matchs amicaux, mais ce qui fait la particularité de cette équipe est l’instauration d’une

« pause ramadan » à chacune de ces rencontres. Aussitôt le soleil couché, Mouez Hassen, gardien franco-tunisien, né en France et ex-international français des moins de 19 ans, fait mine d’être en incapacité de jouer momentanément (blessure contre le Portugal, malaise contre la Turquie) pour que ses coéquipiers puissent manger des dattes et boire pendant quelques minutes au beau milieu d’une rencontre internationale FIFA, du jamais vu !

Ces joueurs tunisiens obéissent ainsi aux lois islamiques conformément aux recommandations du journal L’Equipe qui diffusait le 11 mai dernier, ses conseils pour pratiquer le sport en restant un bon musulman en période de ramadan !

Il n’y a pas que la presse sportive ou les rencontres internationales de football qui rompent avec une tradition areligieuse et apolitique dans le sport, ce sont toutes les instances internationales du sport qui doivent faire face à la pression islamiste.

L’Olympisme tire un voile sur la règle 51

En 1992, l’athlète algérienne Hassiba Boulmerka remportait, cheveux au vent, la première médaille d’or olympique de l’histoire d’Algérie, pays dont elle dut s’éloigner en raison de la menace d’islamistes qui considéraient qu’elle donnait une mauvaise image de la femme musulmane. Revenue en Algérie, elle vit toujours dans la crainte à chacune de ses sorties. Ça vous calme une « sœur » ou une « croyante » qui rêvait d’être une femme !

La sportive musulmane symbole de liberté et de succès était passée de mode dès les JO de 1996 : faisant fi de l’article 51-3 de la charte olympique (« aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée »), le CIO (Comité International Olympique) préféra fermer les yeux sur le voile d’une tireuse iranienne. En 2008, quatorze pays ont présenté des femmes voilées ; aux JO de 2016 le voile est devenu la norme pour beaucoup d’athlètes musulmanes et le CIO a définitivement cédé face au chantage de l’islamophobie, comme la FIFA pour le football en 2014, le karaté, l’athlétisme, le beach-volley, le judo ou encore récemment le basketball.

Profitant d’un nouveau filon, Nike vient de commercialiser son « Nike Pro Hijab », premier vêtement de sport recouvrant le corps et les cheveux sans montrer les formes des athlètes. La sportive musulmane a désormais son uniforme officiel !

Les instances internationales et olympiques, marques et médias acceptent comme modèles d’identification des athlètes qui dissimulent leur féminité sous un habit de soumission et de revendication prosélyte islamiste qui va à l’encontre des règles et valeurs de l’Olympisme et de la neutralité du sport.

Par | 2018-06-08T15:10:23+00:00 8 juin 2018|Tribunes libres|

À propos de l'auteur :