Centenaire de la victoire de la 1ère guerre mondiale à Verdun : discours de Marine Le Pen

| discours - 10 novembre 2018

Source : https://www.facebook.com/MarineLePen/videos/291707774885270

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Mesdames, Messieurs, Chers Amis

Il y a cent ans moins un jour, le 11 novembre 1918, la onzième heure du onzième jour du onzième mois, le jour de la Saint-Martin patron des Francs,  en écho  au clairon Sellier qui l’avait fait retentir dans la clairière de Rethondes, tous les clairons du front firent sonner le « cessez-le-feu ».

L’armistice signée à 5h15 du matin prenait effet.

« Le siècle à nos pieds s’est écoulé » comme dit le poète, mais le torrent des événements comme celui du progrès, les tragédies du XXème siècle, les promesses souvent fausses du XXI ème siècle n’ont pas entamé le souvenir de nos soldats. Le poilu reste dans nos mémoires vivantes, et c’est heureux, avec cette part d’une touchante et belle humanité, le symbole du courage, de l’abnégation, du don de soi.

Victor Hugo disait : « les souvenirs sont nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume les flambeaux ».

Le 11 novembre fait partie de celles-là.

Honneur aux héros, aux héros français de cette guerre titanesque pour la liberté des nations, pour la liberté de l’Europe.

Honneur aux héros des forces alliées de la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l’Italie, la Serbie, la Belgique, ces nations amies qui, dans ce conflit pour la liberté, ont tant sacrifié dans l’ouragan des combats.

Honneur aux soldats français pour qui, sur d’autres théâtres d’opérations, les combats n’ont pas cessé le 11 novembre et qu’il ne faut pas oublier.

Honneur aux héros russes et à ce grand pays, la Sainte et chère Russie fidèle alliée indéfectible de la France qui paya avec le prix du sang, 70 ans d’oppression intérieure cet engagement pour la liberté de l’Europe.

Qu’il me soit permis d’adresser toute ma gratitude aux hautes personnalités étrangères qui nous ont fait aujourd’hui  l’honneur et l’amitié de partager avec nous ce moment, si particulier pour les Français, de célébration de la Victoire de 1918.

Piotr Tolstoy et Sergey Gravilov pour la Russie, Janis Atkinson, député européen pour la Grande-Bretagne, Tom Van Grieken et Gérolf Anemans pour la Flandre qui a tant donné et tant appris du conflit.

Merci infiniment, amis européens, de vous être joints à cette célébration d’une guerre qui toucha tous les Français dans leur chair et dans leur affection qui, cent ans après, appelle toujours tous les Français à un moment de grande communion patriotique.

Je sais mes amis que vous partagez bien de nos rêves et de nos espoirs, vous vibrez aux mêmes émotions pour la patrie, aux  mêmes appels pour  la liberté, aux mêmes attachements  à la paix, c’est naturellement et avec bonheur que vous avez toute votre place, au milieu de nous, dans cette réunion quasi familiale des patriotes français.

Sachez que votre présence nous touche profondément et au-delà de la commémoration d’un fait d’histoire qui nous réunit, cette marque d’amitié témoigne de la force et de la persistance des liens qui lient profondément nos nations et qui nous unissent encore plus d’un siècle après dans le combat pour une Europe libre.

Merci aussi à ceux qui viennent aujourd’hui de toute la France, de Bretagne, d’Ile-de-France, du Nord-Pas-de-Calais, de Picardie et j’en oublie sûrement.

Nous sommes ici à Verdun, lieu devenu mythique de la mère des batailles de la Grande Guerre, sur cette « terre de cendres et de larmes pétrie », à l’image de la Somme où tant de héros britanniques ont donné leur vie, à l’image des batailles de l’Yser comme sur les théâtres d’opérations de l’Europe et du monde.

Ces champs de bataille devenus champs d’honneur gardent présent le souvenir de nos héros, ceux « qui avaient de mourir la tragique espérance », ceux de nos peuples, souvent très jeunes, qui connurent la mort sans parfois avoir eu le temps de goûter la vie.

C’est pour eux que le poète clame :

« Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie

Ont droit qu’à leur cercueil, la foule vienne et prie.

Entre les plus beaux noms, leur nom est le plus beau. »

Ces lieux et ces morts que nous pleurons encore cent ans après tant ils sont proches de nous viennent nous dire que c’est unis que nous sommes forts et que c’est combattifs que nous sommes victorieux.

Ils viennent aussi nous dire que rien n’est acquis sans sacrifice.

Mais l’histoire, la Grande histoire des peuples et du monde, nous parle également.

L’histoire nous rappelle qu’elle se conforme à des règles d’airain ; elle ne relève que peu d’histoires individuelles, mais des engagements collectifs pour quelque chose de supérieur, des idées, des causes, des idéaux, une longue et douloureuse marche vers un monde meilleur.

Ces actes héroïques de ceux qui ont préféré la gloire au bonheur, et la mort au confort, murmurent en nous.

Leur vie, leur souffrance, leur sacrifice nous obligent à nous rappeler aussi que l’histoire est tragique, que les hommes sont des fétus de paille au vent de l’histoire et que le torrent des événements non maîtrisés emporte tout sur son passage.

L’histoire comme la nature sont inhumaines.

C’est à nous, c’est à l’homme qu’il appartient de leur conserver le plus d’humanité possible.

Et puisque à juste titre il nous est demandé de tirer les leçons de cette grande hécatombe que fut la Première Guerre mondiale, faisons-le, mais faisons-le sans mot d’ordre, sans tabou, avec la liberté de ceux qui refusent de raisonner avec des slogans et de penser avec des œillères.

Ce maelström historique qui emporta, avec des millions d’hommes, un monde ancien, marqua pour la France une victoire, certes acquise à un prix cruel, mais une magnifique victoire.

Nous ne laisserons pas enlever leur victoire à nos soldats de 14.

Nous ne laisserons pas dire que l’enseignement de quatre années de souffrances, de sacrifices et d’exploits doit être, pour nous qui sommes les descendants proches et les héritiers de ces héros, le renoncement, la repentance ou la lâcheté.

C’est aussi dans l’ombre immense de cette belle armée bleu horizon, généreuse et victorieuse, que dans le monde qui vient, la France peut puiser la résolution de refuser le fatalisme et trouver une nouvelle énergie pour affronter l’histoire qui s’écrit inexorablement devant nos yeux.

Nous ne nous résoudrons pas à ce que la France sorte discrètement par la petite porte de l’histoire.

Ce serait là la trahison de nos poilus, une trahison que nous, patriotes français, n’accepterons jamais.

Pas davantage, devant ceux qui sont morts pour défendre chaque mètre de terre française [cinq mois et ces centaines de milliers de morts ont été nécessaires aux Allemands pour progresser à Verdun de 250 mètres], nous ne renoncerons à défendre notre terre, à défendre la liberté c’est-à-dire la souveraineté de la France, à dire à ceux qui voudraient nous submerger : « on ne passe pas ».

Aujourd’hui, celui qui a déambulé dans son « itinérance mémorielle » sur les chemins de la Grande Guerre a semblé errer, se perdant entre une opération de communication mal maîtrisée et un commentaire sur le prix de l’essence, sujet, vous en conviendrez, qui n’a pas sa place en ces lieux et dans ce moment sacré.

Sur le fond, force est de reconnaître que l’histoire, même la plus tragique, ne leur a rien enseigné.

Très prosaïquement, nos dirigeants ne semblent pas avoir compris les causes et les mécanismes qui provoquèrent la Première Guerre mondiale.

Essayons de les analyser dans l’ordre.

1914 nous rappelle qu’il n’y a rien de plus dangereux, en politique, que le laisser-aller et le laisser-faire.

Or c’est là la doctrine à laquelle les économistes, les techniciens et les politiciens démissionnaires voudraient nous convertir.

Les pays qui ont une histoire le savent : la main invisible n’indique généralement que la direction du précipice.

S’interdire de diriger les événements c’est se condamner à les subir ; les guerres comme les révolutions ne découlent pas de générations spontanées.

C’est justement le rôle et l’honneur du politique de voir, d’analyser, de prévoir et de décider.

Nous, nous croyons au politique c’est-à-dire à la décision d’Etat qui refuse la main invisible du marché comme le cours immaîtrisé  et donc cruel de l’histoire.

En histoire, nous le savons bien, si l’on n’intervient pas, le pire est pratiquement certain.

L’histoire non guidée, non dirigée, non anticipée, c’est le retour à la jungle, celle des groupes humains, celles des individus, c’est le retour au chaos originel.

Il n’y a pas de paix sans un retour du politique, pas de paix extérieure, mais également pas de paix intérieure.

Comme tous les états de son rang, sur la scène diplomatique, la France doit prendre ou devrais-je dire, reprendre sa place dans le concert des nations.

La raison l’y invite. Son histoire l’y oblige.

Elle est attendue dans le monde, non comme une nation supplétive, mais comme une nation qui s’impose par une juste autorité, par l’équilibre de ses relations, par la sagesse de ses décisions.

Il n’y a pas de progrès pour l’humanité sans intervention humaine construite ; pas davantage, il n’y a  de paix sans une œuvre patiente et concertée qui suppose une volonté ordonnée, une pensée maîtrisée, une politique respectueuse de tous les peuples du monde.

Je le dis ici avec gravité et tristesse pour notre pays, les insultes, les menaces comme les leçons de morale à la terre entière ne peuvent tenir lieu de politique étrangère.

Nous y perdons notre crédit et altérons l’image de notre pays. Le monde attend autre chose de nous.

Comprendre ce qui s’est passé ce mois d’août 1914, c’est accepter de voir le déroulement précis des évènements historiques, ce moment où le monde a été pris dans l’engrenage du pire, sans qu’aucune intervention humaine n’y puisse plus rien.

Aout 1914, c’est une tragédie qui se trame, non pas comme on l’a dit faussement à l’initiative des nations, mais du fait de deux empires, l’un déclinant, l’Autriche-Hongrie, l’autre prussien, avide de puissance.

Il faut le dire et le redire parce que c’est une première leçon à tirer de cette conflagration : ce ne sont pas les nations qui ont causé la guerre, mais les empires.

Ce sont les nations qui ont mis fin à leur folle hégémonie, avant qu’un nouvel empire, le 3ème Reich ne vienne deux décennies plus tard à nouveau troubler la paix du monde et semer le chaos, l’horreur et la dévastation.

La notion d’« hégémonie », c’est-à-dire de conquête du voisin est, en effet,  indissociable de la vision impériale.

Ne parle-t-on pas d’ « impérialisme » lorsqu’on évoque l’expansionnisme et la volonté de soumission?

Or, au moment où les Etats-Unis semblent choisir de redevenir davantage une nation qu’un empire, que font les Européistes en Europe ?

Justement ils organisent, à marche forcée et contre la volonté populaire, une construction européenne sur le modèle d’un empire ! Et ils ne s’en cachent plus, un ministre n’évoquait-il pas hier la création d’un «empire paisible » ? Un bel oxymore.

L’Union Européenne est effectivement, mesdames et messieurs, construite sur le modèle d’un empire, un empire centralisateur assis sur la négation des peuples, le nivèlement des cultures nationales, l’annihilation de la souveraineté des nations.

C’est si vrai qu’elle fonctionne de manière coercitive, usant tour à tour, de la menace, du chantage, de la pression.

Toute pratique internationale qui constitue une violence indigne, génère des frustrations, alimente les tensions.

Aujourd’hui par exemple, l’obsession de l’Union Européenne avec ce venimeux M. Barnier est de ranimer dans son coin un conflit éteint en Irlande du Nord pour sanctionner les Britanniques d’avoir choisi la liberté avec le Brexit.

Que ce ne soit pas digne, cela ne fait aucun doute.

Cela illustre la logique de soumission impériale de l’UE qui est fondée, on ne peut que le constater, sur une logique expansionniste, elle qui ne cesse de s’élargir jusqu’à l’absurde, jusqu’au-delà même de l’Europe.

Cela n’est pas sain, cela est dangereux.

C’est cette tare initiale de l’UE que nous, patriotes de France et patriotes des nations européennes, nous combattons.

Aux élections européennes du 29 mai 2019, nous proposerons aux Français et aux Européens de rompre avec cette logique en proposant un projet alternatif, un projet qui sera une « Alliance Européenne des Nations », où nous espérons voir revenir la Grande-Bretagne.

Au contraire de l’Union Européenne, notre projet de coopération en Europe reposera sur la valeur cardinale de notre civilisation, sur la pierre angulaire de nos sociétés européennes : la liberté.

Notre Europe, la vraie Europe de la paix et de la concorde a vocation à organiser une alliance des nations libres en les laissant définir souverainement, c’est-à-dire pour elles-mêmes, les coopérations auxquelles elles acceptent de souscrire.

La liberté, c’est le droit de décider pour soi-même et même le droit d’être soi-même, que l’on soit un peuple ou un individu.

Notre projet est de réconcilier les bienfaits d’indépendance et le besoin d’appartenance

Aujourd’hui, vous l’avez compris, en Europe, la liberté est redevenue révolutionnaire.

Retrouver la liberté, c’est également rompre avec la logique des blocs, celle-là même qui précipita l’Europe dans la tourmente de 1914/1918.

L’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie qui provoque l’entrée en guerre de la Russie qui provoque l’entrée en guerre de la France ; puis l’entrée en guerre de la Belgique provoque l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne, etc, etc.

Or, comme s’il fallait que l’histoire prenne le risque de se répéter, ceux-là mêmes qui nous ont vendu la prétendue « Europe de la puissance », n’ont de cesse que de vouloir nous embrigader dans des alliances militaires, des blocs, des logiques qui conduisent inévitablement de la chute d’une pierre à l’avalanche dévastatrice.

Aujourd’hui, nous sanctionnons des pays au nom de logiques que nous ne comprenons même pas et nous en sommes les premières victimes économiques.

L’Europe doit cesser les sanctions injustifiées notamment celles absurdes et illégitimes imposées à la Russie.

Nous, nous voulons sortir de cette logique de bloc, sortir d’alliance militaire comme le commandement intégré de l’Otan pour n’être plus la roue d’un engrenage qui entrainerait un jour le monde à l’embrasement.

C’est cette logique des alliances qui nous a conduits à participer à la mise à sac du Moyen-Orient faisant dans certains pays des dégâts humains comparables à notre guerre de 14.

Enfin, l’une des dernières leçons de 1914 porte sur le nécessaire équilibre en Europe.

L’histoire nous appelle à surveiller le déséquilibre franco-allemand.

Or, aujourd’hui, la faiblesse et le suivisme des dirigeants français, la mise en place d’une organisation européenne adaptée à l’économie allemande générant structurellement des excédents d’un côté et des déficits de l’autre, a aggravé le déséquilibre économique et commence à poser, en Europe, un problème politique.

On le voit.

Nos dirigeants n’ont rien compris !

Ils n’ont rien appris !

Croire que les intégrations économiques, la haine de soi, suffisent à maintenir la paix, quelle criminelle illusion !

Nous, patriotes français, nous ne proposons pas seulement de comprendre le monde mais de le changer.

Sortir de l’engrenage des blocs, s’extraire de la logique des empires, ne pas laisser s’installer les déséquilibres préjudiciables en Europe, privilégier la coopération  respectueuse à la place de soumission dédaigneuse, préférer l’amitié à l’invective, mettre son indépendance au service de la paix et surtout promouvoir la liberté parce que sans liberté, il ne peut y avoir de paix.

Ici, à Verdun, nous percevons que nous sommes un peu les survivants de l’histoire ; cela nous oblige et nous confère des responsabilités éminentes.

Ici nous mesurons combien est belle et juste cette sentence de Bernanos : « La gloire d’un peuple appartient aux morts, les vivants n’en ont que l’usufruit ».

Ceux qui sont montés à l’assaut « à l’heure du courage et de la peur » et surtout ceux qui ont tout donné, ont des droits sur nous.

Nous ne l’oublions pas et entendons leur message.

Theillard de Chardin qui a vécu la guerre en homme libre et non en esclave écrit :

« Tous les enchantements de l’Orient, toute la richesse spirituelle de Paris ne valent pas la boue de Douaumont».

Est-ce à dire que la guerre nous ramène à l’essentiel, loin de la tyrannie de l’immédiat, du tout, tout de suite, des plaisirs, du sans effort, du « droit à », de l’apparence et du narcissisme triomphants ?

A l’heure où l’idéologie individualiste participe de la confusion du monde, émiette la pensée, brouille les valeurs, congédie l’altruisme, ironise sur la notion même de sacrifice, « ceux de 14 », et notamment les frères d’armes de Maurice Genevoix aux Eparges nous rappellent qu’il est élevé de vivre et surtout de mourir pour quelque chose de supérieur.

Charles Peguy dont le fracas des armes éteignit la voix comme celle d’Alain Fournier ou de Louis Pergaud, fut fauché d’une balle au front lors d’un assaut à la bataille de la Marne à la tête de ses hommes qu’ il encourageait à tirer.

Dans sa prière « pour nous autres mortels », ce paysan, philosophe et soldat dont l’amour de la patrie portait au dévouement écrit :

« Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle, »

Mais pourvu que ce soit pour une juste guerre.

Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.

Heureux ceux qui sont morts d’une mort solennelle »

Et combien d’autres dont seuls les monuments aux morts de nos villages ont fixé les noms sont ainsi tombés en héros, de Jean Corentin Carré engagé volontaire à quinze ans, tué au combat, à Augustin Trébuchon, le dernier mort de la guerre tué quelques minutes avant l’armistice.

Ces figures légendaires nous transmettent la certitude contre ceux qui n’ont plus rien à véhiculer que le doute ; ils nous interdisent la résignation face aux épreuves.

Ils nous inclinent à l’humilité et au devoir.

Et puis surtout, cette victoire de 1918 fut la victoire de l’unité française, cette unité entre l’instituteur et le curé au coude à coude dans la tranchée, cette unité entre le front et l’arrière avec le soutien décisif des femmes françaises, cette unité d’un peuple uni derrière son drapeau.

Cette victoire de 1918 n’est pas seulement la victoire du soldat mais du peuple français tout entier.

Nous ne devons pas l’oublier.

Jamais nous ne sommes plus forts que quand nous sommes unis.

Nous savons avec Charles de Gaulle qui fut fait prisonnier pas loin d’ici, à Douaumont, que notre pays est cette « vieille France, accablée d’histoire, meurtrie de guerres et de révolutions, allant et venant sans relâche de la grandeur au déclin, mais redressée de siècle en siècle par le génie du renouveau. »

Au seuil de grands basculements que nous sentons venir, de grands bouleversements planétaires qui s’annoncent et peut-être de retournements civilisationnels qui peuvent nous être imposés, l’image des hommes des tranchées et des assauts, de leur courage et de leur foi nous inspire, tout comme nous inspire  l’Union sacrée  qui fit la victoire de 1918.

Cette page terrible mais glorieuse de notre histoire nous appelle à la grandeur.

« Gloire à notre France éternelle »

« Gloire à ceux qui sont morts pour elle » (Victor Hugo) !

Honneur à nos soldats de 14 !

Honneur à nos héros !

Honneur à nos morts !

Vive la France !

À propos de l'auteur :

Marine Le Pen
Marine Le Pen
Présidente

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2018-11-13T16:09:45+00:00